Une journée passée avec mon père - Mark Stevens
Mark Stevens

Mélomane et passionné d'art, sont les mots qui me décrivent le mieux. Que ce soit les peintures, les sculptures ou la danse, tout me passionne. Dans la vie de tous les jours, on me dit que je suis un moulin à paroles. C'est pourquoi j'ai créé cette page. J'ai envie d'élargir mes connaissances, j'ai une soif insatiable d'apprendre et découvrir, et je crois que le fait d'échanger ici, avec vous, me permettra de poursuivre ma quête du savoir

Une journée passée avec mon père

Une journée passée avec mon père - Mark Stevens

Depuis mon transfert en dehors de la ville à cause de mon travail pour un Syndic de faillite St-Jean-sur-Richelieu, je ne voyais mon père que très rarement pourtant, l’on pouvait dire que nous étions très proches. Nous nous appelions à peu près chaque fin de semaine pour nous raconter nos vies, mais c’était loin d’être suffisant. Les moments que nous passions ensemble me manquaient. Je me sentais un peu dépaysé aussi loin de la maison familiale. Rien ne m’avait toutefois préparé à la surprise que j’eue un samedi matin. Ce jour-là, j’entendis sonner vigoureusement. En ouvrant la porte, je fus entièrement ébahi, devant le grand sourire de mon père, les bras tendus vers moi pour me serrer à m’en briser les os. Pour arriver jusqu’à moi, il avait parcouru une centaine de kilomètres. 

Petite balade

Je reconnaissais bien là mon père. C’était un homme bon, qui aurait toujours tout fait pour sa famille. Ni une ni deux, nous nous sommes mis en route, et je comptais bien faire lui découvrir la ville. Ayant insisté depuis longtemps pour voir mon lieu de travail, je n’eus d’autres choix que de l’y emmener. Malgré mon âge, je me sentais gêné de faire découvrir mon travail à mon père. Je fus soulagé quand, avec une petite tape sur l’épaule, il me dit qu’il était fier de son fils. Nous avons alors poursuivi notre petite virée, et je l’avais emmené un peu partout. Il insistait pour essayer les restaurants du coin, puis nous sommes rentrés pour nous reposer. 

Complicité retrouvée

À la maison, j’avais gardé la guitare qu’il m’avait offerte lors de mes dix-huit ans, avec laquelle je jouais très souvent. Comme dans le temps, il se saisit donc de cet instrument et nous avons chanté ensemble, quelques chansons, et ce, jusqu’en fin de journée. Cela a toujours été un de mes moments préférés avec mon père. Nous parlions aussi beaucoup, comme si nous n’avions jamais été séparés, et en début de soirée, nous nous sommes assis sur le patio. La vue y était assez agréable grâce à mes talents en aménagement paysager. Là, il me racontait ses mésaventures avec la tondeuse que j’avais jusque-là oublié de réparer. Quand vint l’heure de se coucher, je lui ai volontiers cédé mon lit. Puis il repartit le lendemain, et bien entendu, il me fit promettre que la prochaine fois, c’est moi qui viendrais lui rendre une petite visite dès que possible.