Une nouvelle découverte - Mark Stevens
Mark Stevens

Mélomane et passionné d'art, sont les mots qui me décrivent le mieux. Que ce soit les peintures, les sculptures ou la danse, tout me passionne. Dans la vie de tous les jours, on me dit que je suis un moulin à paroles. C'est pourquoi j'ai créé cette page. J'ai envie d'élargir mes connaissances, j'ai une soif insatiable d'apprendre et découvrir, et je crois que le fait d'échanger ici, avec vous, me permettra de poursuivre ma quête du savoir

Une nouvelle découverte

Une nouvelle découverte - Mark Stevens

La nouvelle passion de ma sœur, le jardinage bio, m’a intéressé tout de suite. Après quelques lectures de magazines spécialisés, j’achetais mes premières graines. J’habite une maison divisée en appartements, pourvue d’un jardin assez grand pour accueillir mon expérience potagère. Trois autres locataires partagent ce lieu : Elizabeth, une ancienne danseuse à la retraite ; Marc, la vingtaine, un jeune homme calme, pianiste ; Madeleine, la propriétaire.

Le printemps était arrivé un matin. C’est ce que je ressentis quand, un beau dimanche, je mettais ma tête à la fenêtre. Le soleil éclairait la pelouse. Les arbres n’avaient pas encore de feuilles. Des bourgeons d’un vert acide étaient apparus sur les branches. Je ne les avais pas remarqués la veille. Les oiseaux chantaient avec joie. Tout était propice à une bonne journée de jardinage.

J’avais délimité l’automne dernier le carré de terre que je voulais utiliser. Les conseils que j’avais lus m’avaient convaincu de retourner la terre avec une fourche. Je gagnais avec cette expérience des bras musclés et je perdais quelques kilos.

Entretemps, les herbes avaient poussé. Je désherbais chaque bande que je délimitais à l’aide de planches de bois. Puis, arriva le moment de planter mes petites graines de courgettes, tomates, citrouilles, haricots… Les semaines, les mois passèrent.

L’été vint, avec sa chaleur et les arrosages quotidiens de mes petites plantes devenues grandes. Mes voisins commencèrent à s’intéresser à mon potager. Ils virent les promesses de bons repas arriver. Avec beaucoup de gentillesse, ils se proposèrent alors pour arroser ou m’aider à jardiner. Marc, qui a grandi en ville, s’étonna des richesses de la nature. « Quoi, s’exclama-t-il, tu plantes une pomme de terre et tu en as plusieurs après ? » Elizabeth ne pouvait pas se baisser, elle cueillit les haricots à rames, dont la particularité est de pousser sur de grands tuteurs. Elle se plaignait de ses jambes et attendait avec impatience son traitement pour ses varices au laser. Madeleine nous regardait tous avec un sourire de bonheur. Elle réfléchit aux bons petits plats qu’elle va préparer. Elle devint notre cuisinière attitrée. Ses talents dans ce domaine n’étaient plus à démontrer.

La récolte commença. Le soir, souvent, de grandes tablées pleines d’amis débordaient des bons produits cultivés par nos soins. Nous restions tard à contempler les étoiles et à refaire le monde. Je pensais à ces quelques graines qui avaient germé, poussé, grandit et fructifié. Elles nous apportaient bien plus que des repas. Elles nous nourrissaient l’esprit et nous avaient conduits vers une grande amitié.